Naissance…

J’ai cette idée de blog qui me trotte dans la tête depuis un bon moment… Tout était prêt depuis longtemps (sauf les articles évidemment), mais toujours une bonne excuse pour ne pas le lancer, pour ne pas se lancer… Pourtant, les occasions étaient là : l’Euro 2016 en France, la Copa América du Centenaire aux Etats-Unis, la retraite de Francesco Totti, le retour de Marcelo Bielsa en France, la tragédie du Chapecoense et j’en passe.

C’est pourtant un fait tragique, la disparition récente du footballeur camerounais Benjamin Massing, qui m’a décidé à lancer ce blog.

Défenseur international passé notamment par Créteil en Division 2 à la fin des années 80, il incarnait le défenseur typique de cette période : dur sur l’homme, rugueux, voire dangereux. Benjamin Massing a connu une carrière honnête mais assez quelconque, excepté la révélation du Cameroun de Roger Milla au Mondiale italien en 1990. J’avais 12 ans à l’époque, et cette Coupe du Monde, malgré sa pauvreté au niveau technique et l’absence de l’Equipe de France, reste gravée dans ma mémoire.

La Coupe du Monde 1986 au Mexique m’a laissé peu de souvenirs, sauf bien sûr le légendaire France-Brésil, et quelques rencontres que je revois de temps en temps. J’étais trop jeune, et ma passion dévorante pour le foot n’avait pas encore pris le contrôle…

C’est justement vers 1990 qu’elle a commencé… et le Mondiale y est pour beaucoup. Une passion de boulimique, me rendant capable de regarder n’importe quel match (il m’est arrivé de rester scotché sur un obscur Díter Zafra – Sanvicentiño de quatrième division espagnole, un dimanche midi) !

Au début, tout y passait : les résultats, les effectifs, les stats, les magazines, quelques vignettes Panini aussi, Championship Manager puis Football Manager…

Et puis, j’y ai rajouté les petites et grandes histoires, les anecdotes, la découverte d’autres footballs, d’autres cultures.

En 1990, les équipes qui m’ont enthousiasmé ou interpellé étaient le Cameroun, le Costa Rica, l’Uruguay, la Colombie, les USA ou encore la Corée du Sud. Je kiffais les gardiens de but de l’époque : le camerounais Thomas N’Kono, avec son survêt’ noir et ses chaussettes blanches, René Higuita et ses sorties kamikazes, le costaricien Luis Conejo (le lapin !) qui priait à genou dans ses buts et Toni Meola, le gardien américain qui faisait plus mafieux en short que footballeur. J’adorais la « garra » uruguayenne et l’énergie que dégageait cette équipe. Les Coréens étaient nuls, mais ils couraient partout (et puis ils jouaient au foot, comme nous !). Et la Colombie déroulait son « toque » avec Carlos Valderrama et sa tignasse en chef d’orchestre.

Depuis cette époque, je suis amoureux du foot sudaméricain ! Depuis cette époque, je m’intéresse à tous les footballs ! Et par ce blog, j’espère partager cette passion avec le plus grand nombre !

Ce blog s’intitule El Pibe del Potrero. Le « pibe », c’est le gamin, en Amérique du Sud. Diego Maradona était surnommé El Pibe de Oro (le gamin en or). Le « potrero » à l’origine, est un champ, un enclos où sont élevés les chevaux. Toujours en Amérique du Sud, c’est par extension le terrain vague (pourri) où tous les gamins apprennent le foot. Ce blog, c’est ça, le foot hors des sentiers battus, un autre regard sur le sport le plus universel qui soit (et même un peu plus).

Il y aura évidemment quelques rubriques récurrentes, je donnerai mon avis sur l’actualité du foot, et je raconterai des histoires, des belles et des tristes, car finalement c’est ça le football, une commedia dell’arte universelle.

Bienvenue à tous, et bonne lecture !